7 ET 8 NOVEMBRE 2015
NOTRE VOYAGE À VIERZON ET BOURGES

dimanche 6 mars 2016

Pour l’année du centenaire de la mort d’Édouard Vaillant, nous avons décidé d’honorer sa mémoire et celle des communards du Berry. Nos amis du comité n’ont pas ménagé leur peine pour nous organiser un séjour inoubliable. Ils étaient présents : Michel Pinglaut, Jean Annequin, Michel Gouvernaire, Marie-Thérèse et Eugène Kuntz, Jean-Marie Favière, Soraya Aliche, Roger Coulon, Edwige Sallé. Jean Chatelut était excusé.

Le comité vierzonnais pour Édouard Vaillant, composé des élus de Vierzon, des amis du Musée de Vierzon, du Cercle historique, de l’équipe de la médiathèque, du Cercle philatélique, ont participé avec les amis berrichons à la préparation et la réussite de notre voyage. Ils avaient décidé d’attendre notre venue pour inaugurer tous les événements organisés autour du centenaire de Vaillant.

Nous sommes accueillis à la médiathèque où une exposition sur Édouard Vaillant est inaugurée en notre présence. Roger Coulon, qui avait déjà organisé une exposition sur Félix Pyat, prend la parole, puis c’est au tour de Nicolas Sansu, député-maire. Nous visitons cette belle exposition d’ampleur nationale qui parle de la vie de cet homme d’exception. Cette exposition est réalisée avec les documents récoltés par Roger Coulon, Jean-Marie Favière, les photos de Soraya Aliche, l’équipe de la Médiathèque, des prêts des Archives du Cher et de collections particulières. Le buste créé par Gilles Le Bourlot y est exposé.

Nous arrivons à l’Hôtel Arche pour y déposer nos valises. Au cours de l’apéritif, Michel Pinglaut nous présente l’histoire et la géographie du Berry, avec un jeu de cartes : « 99 moutons et UN berrichon, ça fait 100 bêtes, mais le berrichon est un AS, jusqu’au... ROI de Bourges, Charles VII  ». Notre repas, avec les Amies et Amis du Berry, se déroule dans la bonne humeur.

Nous nous rendons au cimetière du centre-ville devant la tombe d’Édouard Vaillant. Michel, vêtu d’un sarrau [1] rouge, symbole de la Commune, prend la parole. Il rend un grand hommage à ce militant extraordinaire qui a considéré que «  le plus grand honneur de sa vie est d’avoir participé à la Commune de Paris et d’en avoir été élu membre  », et qui, toute sa vie, en a défendu les valeurs. Françoise Bazire parle du rôle de Vaillant en tant que délégué à l’enseignement de la Commune, puis, avec Jean Annequin, dépose une gerbe sur la tombe.

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Puis, nous nous hâtons pour notre rendez-vous au Lycée Édouard-Vaillant avec Mmes et MM. Marc Dubois, proviseur, Anne Poupard, proviseure-adjointe, Valérie Savani, professeure de SES, co-responsable du projet pédagogique, Frédéric Morillon, professeur d’histoire, Elisabeth Joly et Caroline Meunier, professeures de français, Emma Besse et Constance Belleville, élèves de PES 2.

Plusieurs intervenants parlent de l’histoire de cet ensemble scolaire, et comment il s’est appelé Edouard-Vaillant, plutôt que George-Sand. Les survivants de l’équipe municipale qui avait présidé à la désignation du lycée sont là : Roger Coulon et Michel Sansu, père du maire. Nous allons voir le graff personnalisé par les collégiens. Les enseignantes ont été heureuses de l’adhésion des jeunes au projet.

Ensuite, rendez-vous à la dernière demeure où a vécu Vaillant. Une plaque, réalisée par M. André Lhonneur, qui rappelle les grandes étapes de sa vie, est inaugurée. Nous avons pu visiter cette demeure, les actuels propriétaires ayant donné leur autorisation. Pour rentrer à l’hôtel, nos amis nous ont fait suivre un petit trajet de découverte de différents lieux de Vierzon.

À l’hôtel de ville, nous sommes reçus par Nicolas Sansu et son équipe, Alain Azam,

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À la mairie de Vierzon, avec les Amis
berrichons et Nicolas Sansu

Patrick Debelleix, François Dumont, Solange Mion, Mounire Lyanne. Nous les remercions pour l’accueil chaleureux qui nous est réservé et de nous avoir permis de participer aux différentes commémorations autour d’Édouard Vaillant, l’enfant du pays. Nicolas a tenu à être présent à toutes les étapes historiques de la journée. Nous recevons la médaille de la ville de Vierzon pour la journée d’inauguration du 7 novembre.

Après le dîner, nous nous sommes rendus, les uns à pied (nous permettant ainsi de nous arrêter devant la statue Le Paysan, de Dalou, square de la République), les autres véhiculés par Michel, à la salle de spectacles pour assister à un concert « autour de Jean Ferrat  » donné par Vincent Faucheux, maire de Saint-Georges-sur-la-Prée (dans le Cher). La Commune est à l’honneur.

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Spectacle « Autour de Jean Ferrat »

Le dimanche, nous partons à Bourges. Grâce à nos Amis Berrichons, nous sommes reçus aux Archives Départementales par le conservateur, un animateur et un employé, venus spécialement nous accueillir et nous faire visiter les archives. A cette occasion, quelques documents du fonds Vaillant nous ont été présentés. Notre ami, Jean Annequin, vice-président du comité, nous parle du travail de recherches, mené par lui-même et Jean Chatelut, sur les communardes et communards de l’Indre (549 anonymes). Sont évoqués les maçons de la Creuse et les liens avec la Commune de Limoges.

Pour nous rendre au restaurant « La Courcilière », dans les marais, Michel nous a organisé un trajet dans Bourges qui a donné des sueurs froides à notre chauffeur. Passage devant le Palais des Congrès ; arrêt devant la statue appelée L’homme taureau, en souvenir des combattants du Cher de 1870-1871 (sans aucune allusion à la Commune !), faite par Jean Baffier (1851-1920), un antisémite ; passage devant la rue de la Cage verte, où a résidé le capitaine Rossel, avant Nevers, Metz et le Paris de la Commune ; devant le Palais Jacques Cœur où a eu lieu le procès, en 1849, de Blanqui, Raspail, Barbès avec pour témoins, Ledru-Rollin, Arago, Lamartine et ... Vidocq. Nous ne pouvons passer par la rue Édouard-Vaillant, pour cause de marché dominical hebdomadaire.

À la fin du repas, Michel nous a lu quelques extraits des lettres de Louis Nathaniel Rossel adressées de Bourges (1869) à sa sœur Isabelle, où il parle du porcelainier protestant Pillivuyt, de Félix Pyat, de Gambon…

Avant notre départ nos amis nous offrent une carte postale de la statue de Dalou, Le Paysan. C’est la tête pleine de merveilleux souvenirs que nous reprenons la route vers Paris.

FRANÇOISE BAZIRE ET MICHEL PINGLAUT


[1Blouse de travail, ample et courte, que l’on porte par-dessus les autres vêtements.


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