Editorial février 2015 :
Centenaire du décès d’Édouard Vaillant

jeudi 5 mars 2015

Édouard Vaillant est mort il y a cent ans, le 18 décembre 1915.

Né en 1840, ingénieur, médecin et philosophe, adhérent à la 1ère Internationale (AIT) depuis 1867, Edouard Vaillant participa, lors du siège de Paris, à la rédaction de nombreux manifestes révolutionnaires (il a signé l’affiche rouge : «  Place au peuple ! Place à la Commune ! »). Il fut aussi soldat de la Garde nationale et l’un des instigateurs du Comité central de la Garde nationale.

Élu membre de la Commune pour le VIIIe arrondissement, il devint délégué à l’instruction publique. Il décida que les écoles de Paris seraient gratuites, obligatoires et laïques ; il déclara « l’instruction intégrale, véritable base de l’égalité sociale  ». Il créa deux écoles professionnelles, dont une pour les filles.

Il inspira plusieurs décisions de la Commune (gestion ouvrière des ateliers abandonnés par exemple), et fut toujours parmi les rédacteurs des proclamations de principes ; il fut très utile aux relations entre le pouvoir politique et le pouvoir militaire.

Après la semaine sanglante, il réussit à s’enfuir. Il est condamné à mort par contumace. Il rentrera en France après l’amnistie, deviendra député de Paris en 1893 et le restera jusqu’à sa mort. Il œuvra pour l’unité socialiste et fut un ardent défenseur, entre autres, de la journée de huit heures.

Pour lui rendre hommage, Les Amies et Amis de la Commune vont organiser ou co-organiser de nombreuses initiatives en 2015, notamment dans le Cher, à Bourges et à Vierzon, ville natale d’Édouard Vaillant où il est prévu trois conférences, une exposition sur les communards berrichons et un café communard.

À Paris, le 18 mars, nous parlerons d’Édouard Vaillant à la mairie du VIIIe et fin 2015, nous lui consacrerons un bulletin.

Nous organiserons avec l’institut de recherche de la FSU une demi-journée d’étude sur le thème de l’école. Nous avons aussi prévu avec la Mairie de Paris et les auteurs du dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Maitron), une journée sur Édouard Vaillant.

Enfin, notre voyage en novembre aura lieu dans le Berry sur les traces de Vaillant.

MARIE-CLAUDE WILLARD

À l’heure où nous mettons sous presse, nous apprenons que la plaque à l’Hôtel-de-Ville sera apposée à la mi-mars. Nous rendrons compte de cet événement dans notre prochain numéro.


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