FÊTE DE LA COMMUNE 2015

jeudi 10 décembre 2015

« LE SOLEIL BRILLERA TOUJOURS »

Le 27 septembre 2015, les Amies et Amis de la Commune organisaient leur traditionnelle fête, place de la Commune de Paris dans le XIIIe arrondissement. Le soleil était au rendez-vous, et bientôt la petite place était comble.

La fête commence avec Riton La Manivelle, qu’on ne présente plus ici, qui chante la Commune mais aussi le pacifisme en cette année du centenaire de la Grande Guerre. Puis c’est le groupe Nag’Air, qui interprète La Commune de Ferrat, Elle n’est pas morte !, Lily, la Chanson de Craonne, le Chiffon rouge, repris en chœur par l’assistance. Vient ensuite le moment du théâtre, avec Le rendez-vous du 18 mars, pièce créée pour le 140e anniversaire, jouée par les Amies et Amis, devant un public dense. Pour clore la partie festive, le trio nîmois Pas pour l’instant, nous fait découvrir des chansons anciennes ou actuelles, porteuses de problématiques sociales et politiques, et peu diffusées dans les médias.
Pendant ce temps, le public déambule à travers les stands : le stand de la littérature, toujours aussi bien garni, où Jean-Louis Robert signe Le Paris de la Commune (Belin) ; le stand des t-shirts et des foulards ; l’exposition-vente des planches de l’album La Commune de Paris de Savignac et Guérin ; et l’Estaminet, bien entendu, qui débite « communards », barbes à papa et gâteaux.

C’est Arnaud, jeune adhérent du comité de la Haute-Garonne, qui prononce le discours. Il rappelle la raison d’être de notre association, qui est de faire connaître la mémoire des femmes et des hommes de la Commune, de briser le silence autour de leur combat, et de faire vivre ses idéaux : « Avez-vous vu un film à grand budget traitant de la Commune ? Avez-vous entendu parler des réalisations inédites de la Commune lorsque vous étiez à l’école ?
Non ! Vous savez bien que l’histoire est écrite par les dominants
 ».

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Fête de la Commune 2015
Arnaud du comité Haute Garonne

Évoquant l’œuvre de la Commune, et de ses principaux protagonistes, il s’arrête sur la figure d’Édouard Vaillant, sur son action dans le domaine de l’instruction et annonce les manifestations organisées à l’occasion du centenaire de sa mort.

On sait la fin : la guerre contre Paris, les massacres, les prisons, les bagnes. Arnaud rappelle qu’après l’amnistie des communards, nous voulons leur réhabilitation et attendons de l’Assemblée nationale qu’elle se saisisse du projet de résolution déposé en ce sens l’an dernier.

En écho à l’actualité – celle des migrants refoulés aux frontières ou parqués dans des camps – il rappelle que la Commune était patriote et internationaliste. « Poursuivre l’œuvre de la Commune aujourd’hui, c’est lutter contre ces discriminations. Poursuivre l’œuvre de la Commune aujourd’hui, c’est également ne pas tomber dans la désespérance. Nous devons nous réapproprier l’espace politique, y intervenir, et ne pas le laisser au patronat et aux forces de droite et d’extrême-droite qui le soutiennent ». Et il conclut : « Nous avons encore à apprendre de ces prolétaires qui montèrent à l’assaut du ciel  ».

La fête se termine en fin d’après-midi par un concert du groupe Moblot, qui a emprunté son nom aux paroles de la chanson de Jean Ferrat : «  Pour défendre Paris / Ils se firent mobiles / C’étaient des forgerons / devenus des moblots ».

MICHEL PUZELAT


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