FÊTE DE LA COMMUNE 2016

samedi 10 décembre 2016

Un beau succès, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance ! Du fait des circonstances, l’autorisation préfectorale était incertaine, et il a fallu attendre les tout derniers jours pour l’obtenir. Cerise sur le gâteau : un beau soleil était au rendez-vous ce samedi après-midi 24 septembre.

Dès 14 heures, la place de la Commune de Paris (XIIIe arr.) commence à se remplir, tandis que Riton La Manivelle, familier des fêtes de la Commune, ouvre la fête, avec un registre centré cette année sur la Grande Guerre, enchaînant chansons populaires (Si tu veux… Marguerite, La caissière du Grand Café) et chansons militantes et pacifistes (La Butte Rouge, Jaurès, 1917, la Chanson de Craonne).

Vient le tour de Nag’Airs (Malène, sa chanteuse et son accordéoniste), qui commence par une chanson d’Eugène Pottier (Quand viendra-t-elle), puis interprète les classiques du répertoire révolutionnaire : Le Drapeau Rouge, Le Chiffon Rouge, Bella Ciao

Nos Amies et Amis interprètent ensuite Le Rendez-vous du 18 mars, un spectacle conçu par l’association, qui fait revivre les femmes et les hommes de la Commune. Claudine Rey retrace la genèse de ce spectacle et appelle les participants à reprendre, avec les acteurs à la fin de la pièce, la chanson L’hymne des travailleurs.

La place va ensuite se transformer en bal musette, avec La Cascade, un groupe qui interprète des airs de folklore traditionnel. C’est une touche nouvelle pour notre fête, à renouveler selon l’avis de beaucoup.

À ce moment, la place est comble. Le beau temps, qui a fait sortir les gens dans la rue, nous envoie de nombreux passants qui s’attardent sur la fête, notamment des jeunes, ou des touristes de passage dans le coin, par exemple ces Canadiens qui s’étaient donné rendez-vous sur la place. Les stands ne chôment pas. Celui de la littérature en premier lieu, qui ne désemplit pas, celui des t-shirts aussi et, bien entendu, le bar où les « communards » se débitent à toute allure.

Muriel Vayssade prend la parole, au nom des Amies et Amis de la Commune de Paris. Elle retrace les tragiques évènements de l’hiver 1870-1871 qui conduisent le peuple de Paris à se soulever. Puis elle évoque les grandes mesures sociales et démocratiques mises en œuvre par la Commune, en particulier les mesures concernant le droit du travail et les droits des femmes. Enfin, elle rappelle l’action de notre association pour perpétuer la mémoire de la Commune et la rendre visible dans l’espace public.

Pour clore la journée, c’est le très attendu Utgé-Royo, musicien et chanteur catalan, fils de républicain espagnol, qui monte sur scène et commence avec El Paso del Ebro (le passage de l’Èbre), chant emblématique de la Révolution espagnole. La fête se termine avec une vibrante Internationale reprise en chœur par la foule.

Bref, cela a été une belle journée et, de l’avis de beaucoup, un grand cru, tant par l’assistance particulièrement nombreuse que par l’ambiance militante et festive.

MICHEL PUZELAT


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