LA MONTÉE AU MUR 2016

jeudi 15 septembre 2016

Samedi 28 mai, la montée au Mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise, organisée par l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, s’est faite sur fond de luttes sociales dignes du mouvement ouvrier français. Le cortège est parti de la porte des Rondeaux, malgré un ciel incertain qui n’a pas découragé les 2000 personnes présentes. Officiels et anonymes se retrouvèrent devant le mur, tous drapeaux confondus pour honorer nos vaillants communards.

Françoise Bazire, secrétaire générale de notre association, rappelait l’objet de ce rassemblement : rendre hommage aux communardes et communards victimes, il y a 145 ans, de la féroce répression des versaillais et inscrire leur histoire dans la mémoire populaire.

Toutes les actions que nous menons contribuent à rendre visible la Commune dans l’espace public. Une preuve nous en est donnée par « Nuit debout », qui se réclame de la Commune, et a renommé la Place de la République en « Place de la Commune ».

Après le dépôt des fleurs par des élus et représentants des 80 organisations ayant répondu à notre appel à la Montée au Mur, la parole a été donnée à notre amie Michèle Camus, responsable du Bulletin.

Dans son discours, Michèle évoquait Eugène Pottier, dont nous fêtons cette année le bicentenaire de la naissance. Prenant comme fil rouge L’Internationale, elle rappelait toute la modernité de cette révolution qui a sauvé la République. La Commune est une véritable démocratie, avec une intervention populaire active contrôlant les élus, qui ne peuvent pas confisquer la souveraineté du peuple. Ce que la Commune nous apprend peut aussi avoir parfois valeur d’avertissement et de leçon. D’une manière ou d’une autre, ceux qui luttent et souffrent attendent que l’on donne à leur futur les couleurs de la vie, avec l’amélioration de leurs conditions, avec la participation des hommes et des femmes à la mise en place d’une démocratie véritable, et cela dans la cité comme dans l’entreprise.

Enfin, Michèle rappela que les communardes et les communards ont été amnistiés, mais pas réhabilités, donc toujours considérés comme coupables, mais coupables de quoi ? D’avoir défendu Paris, de ne pas avoir collaboré avec l’ennemi, d’avoir lutté pour la liberté et la démocratie et d’avoir reçu en retour les décharges des fusils et des mitrailleuses.

Il nous faut rétablir la vérité, marcher dans les pas de ces femmes et de ces hommes valeureux, concluait elle. Demandons leur réhabilitation !

En signe d’approbation, la foule a repris en chœur Le Temps des Cerises de Jean-Baptiste Clément et bien sûr L’Internationale, chanson écrite par Eugène Pottier et publiée seulement seize ans après la Commune. Ensuite les participants ont déposé des œillets devant le mur.

FRANÇOISE BAZIRE et JOËL RAGONNEAU

Lire les signataires de l’appel



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