Le souffle de l’histoire

vendredi 25 mai 2012
par  Pierre

Un grand souffle d’espoir s’est
levé, bousculant l’horizon de la
misère, du chômage, rejetons de
cette crise qui pèse sur les plus
pauvres en épargnant les nantis et les banques.

Un souffle d’espoir qui fera barrage à la haine qui
éclate souvent en période électorale. Ne pas se
laisser impressionner, construire pas à pas mais
sans attendre, comme l’ont fait les communards
dans l’urgence des besoins. Faire prendre les
mesures que le peuple réclame et qui s’imposent :
tel est l’exemple donné par la Commune qui a su
exercer le pouvoir pour le peuple, par le peuple
obligeant ses élus à respecter leurs engagements.
L’affiche collée sur les murs de Paris à la veille des
élections en mars 1871 et publiée dans notre dernier
numéro est d’une brûlante actualité : « Évitez
ceux que la fortune a trop favorisés car trop
rarement celui qui possède la fortune n’est
disposé à regarder le travailleur comme un
frère
 ».

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18 mars 2012 dans le XXe

Répondre aux aspirations du peuple, c’est bien
ce que la Commune a fait en réclamant la justice
sociale, comme l’a écrit Varlin : « Tant qu’un homme
pourra mourir de faim à la porte d’un palais où
tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les
institutions humaines
 », mais aussi en reconnaissant
la place des étrangers en France, la place
des femmes dans la société.

Grâce à la république laïque confortée avec la
Commune par la séparation de l’Eglise et de l’Etat,
notre pays est riche d’une diversité qu’il nous faut
défendre chaque jour. C’est avec elle que nous
construirons un pays où vivront les espoirs des
communards. Il nous faut pour cela être vigilants.
L’expérience associative peut nous y aider. Lieu
de rencontre et de partage des valeurs de la
Commune, notre association est rassembleuse.
Elle le prouve avec l’organisation de la montée
au Mur qui unit dans la différence.

Et, si ce printemps s’y prête, tirons les leçons
de la Commune, car rien n’est jamais gagné
d’avance, la démocratie que la Commune nous
enseigne est un combat quotidien.

Alors cette année encore, faisons une grande
manifestation ! Obtenons la réhabilitation des
communards et de la Commune pour que « vienne
enfin le temps des cerises ».

Nous en sommes persuadés, la Commune n’est
pas morte.

CLAUDINE REY


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