Les Tuileries


Après l’incendie, la plupart des murs sont encore bons, les façades, les escaliers, la chapelle sont intacts. La restauration est possible. Mais en 1882, la Chambre des députés vote sa démolition.

Dans les premiers mois de 1883, le palais est complètement rasé et les morceaux vendus et dispersés un peu partout en Ile-de-France, dans les jardins parisiens et jusqu’en Corse où le duc Pozzo di Borgo se servira des pierres pour construire son château à côté d’Ajaccio.

"Le Figaro" acheta les marbres et en fabriqua des presse-papiers pour ses abonnés.

“Peuple ! L’or qui ruisselle sur ces murs, c’est ta sueur ! Assez longtemps tu as alimenté de ton travail, abreuvé de ton sang, ce monstre insatiable : la monarchie.

Aujourd’hui, la Révolution t’a fait libre : tu rentres en possession de ton bien ; ici tu es chez toi, mais reste digne, parce que tu est fort et fait bonne garde pour que les tyrans ne rentrent jamais.”

Affiché par la Commune dans les salles des Tuileries


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