Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) : Inauguration des rues Louise Michel et Gustave Courbet

samedi 2 mars 2013
par  Pierre


La municipalité a associé Les Amis
de la Commune de Paris à participer
au dévoilement des plaques
de rues « Louise Michel » et
« Gustave Courbet ».
Ces nouvelles voies
distribuent des logements sociaux aux tons
pastel, situés à l’arrière du 65, rue du Dr Bauer,
sur un ancien site industriel.

Ce 28 novembre, une foule importante
d’habitants et d’élus ont participé en fin de
journée et par une température automnale à
cette inauguration. Un accompagnement musical
à l’orgue de barbarie de Riton La Manivelle
a précédé le discours inaugural de Mme le
maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon.
Elle a rappelé son attachement aux valeurs
sociales affichées par sa municipalité, sa
volonté de promouvoir ce type de logement
ainsi que le choix des noms des rues nouvellement
créées. Mme Rouillon a demandé à notre
association de s’exprimer avant le dévoilement
de la plaque « Louise Michel ».

Sylvie Pépino après avoir remercié la municipalité
et ses élus, retrace la mémoire et la
détermination de Louise Michel, « cette femme
exceptionnelle, aux idées féministes, qui
croyait en l’éducation comme source d’émancipation.
Ses différents engagements tout au
long de sa vie, particulièrement durant les 72
jours de la Commune de Paris, firent d’elle une
figure emblématique et sans concession des
luttes révolutionnaires.
Elle sera présente de la Butte Montmartre, aux
combats du fort d’Issy et à Clamart, de la barricade
de la chaussée de Clignancourt à son arrestation.
Transfert de la prison de Versailles à la prison
d’Arras, puis retour à Versailles, elle comparaît
devant le 4e conseil de guerre, sera condamnée le
16 décembre 1871 à la déportation en enceinte
fortifiée. Transférée à la prison d’Auberive (Haute-
Marne), avant son départ vers la Nouvelle-
Calédonie sur la Virginie, en août 1873. Malgré
les conditions difficiles du bagne en Nouvelle-
Calédonie, elle honore ses idéaux et défend la
cause Kanak.
 »

Jean-Claude Le Ny, conseiller municipal délégué
à la popularisation du projet de la Ville nous
propose de prendre la parole lors du dévoilement
de la plaque « Gustave Courbet ».

Claudine Rey retrace alors sa vie et son oeuvre.
« Durant la Commune de Paris, il est partisan de
mesures sociales et anti-autoritaires, le 1er avril
1871, quatre jours avant qu’il ne soit élu membre
de la Commune, il prend la direction de la
Fédération des artistes, quelques jours après
que la Commune a décidé d’abattre la colonne
Vendôme. Un monument que les communards
déclaraient, à juste titre, « être un monument de
barbarie, un symbole de force brute…, une affirmation
de militarisme, …un attentat perpétuel à
l’un des trois grands principes de la république
française, la fraternité ». La Fédération des
artistes déclare « la libre expansion de l’art
dégagé de toute tutelle gouvernementale et de
tous privilèges
 ».
La Commune voulait le droit à la culture
pour tous.
Merci à la municipalité d’avoir eu l’excellente
idée d’associer à ces noms de rues des plaques
explicatives.
Ces initiatives rappelleront à tous que comme le
disait Cicéron : « le passé n’est jamais mort
 ». »

Mme le maire en clôture de cette inauguration,
sous un chapiteau dressé à cet effet et
avant de convier l’assistance au verre de l’amitié,
retrace l’histoire industrielle de Saint-Ouen
depuis presqu’un siècle. Elle remercie tous les
élus et responsables d’associations ayant
contribué à cette réalisation.
M. Fabrice Beau, directeur de cabinet de Mme
le maire, nous demande de prendre date pour la
prochaine inauguration, second semestre 2014,
d’une résidence hôtelière dont le nom sera
« Jean-Baptiste Clément », dédiée au tourisme
social en Île-de-France.

CHARLES FERNANDEZ ET ALAIN LEPAGE


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