HOMMAGES À LOUISE MICHEL

samedi 19 septembre 2015

L’association Louise Michel se félicite d’avoir fait ce pari un peu fou de commander une œuvre contemporaine pour le 110e anniversaire de la mort de Louise Michel.

Louise Michel, native de Vroncourt, l’un des plus petits villages de Haute-Marne, a prôné toute sa vie l’instruction pour tous, la dignité pour les travailleurs et le respect de toutes les cultures.

Le public nombreux (650 personnes pour trois spectacles dont une représentation scolaire) a été impressionné par le talent et la force créative d’Eléonore Bovon [1]. La qualité d’écoute et les applaudissements nourris ont témoigné de l’impact du spectacle. Eléonore Bovon, à elle seule, a créé et orchestré l’ensemble : écriture du texte théâtral, des chants, composition de la musique, interprétation en soliste de certains morceaux et direction de 45 choristes.

Belle performance vocale également pour les deux chœurs qui reprenaient les codes classiques du chœur antique : un groupe d’adolescents du collège Louise Michel et un groupe de choristes amateurs du Comité Citoyen Chanteur.

Cette rencontre intergénérationnelle a permis de transmettre des valeurs humaines fondamentales. L’implication et la concentration des collégiens, entraîné par Eléonore Bovon et Manon Baudet ont été particulièrement remarqués. Le spectacle, riche en émotions, était porté rythmiquement par la voix grave et prenante du violoncelle, joué par Catherine Duport.

« Et pourtant, je vous regarde en face  » ne prétend pas être une reconstitution historique du procès de Louise Michel. Eléonore Bovon s’en est librement inspirée pour traduire l’actualité et la force du message de Louise Michel.

La joute verbale féroce était menée avec force et justesse par Sarah Helly qui incarnait le personnage de Louise Michel et par Olivier de Robert qui jouait avec brio le rôle du procureur, défenseur de l’ordre établi.

Performance également pour Anne-Laure Lemaire dont la mise en scène a su intégrer amateurs et professionnels et gérer la dynamique de 50 personnes sur scène. Puissance évocatrice des chaises (occupées, vides ou renversées) marquant l’absence par leur présence même, témoins muets des tragédies vécues.

Ce spectacle sensibilisait aux grandes questions de société (égalité des sexes, lutte contre les préjugés, refus des discriminations) tout en s’appuyant sur l’immense pouvoir fédérateur du chant et de la pratique artistique collective.

Comme la désignait Victor Hugo, « Viro Major », Louise Michel, «  plus grande qu’un homme  » et surtout plus grande que toutes les caricatures dans lesquelles on l’a si souvent enfermée.

SYLVIE SPILMAN ET CLAUDINE BOURCELOT


[1Pour contacter la créatrice : 06-83-55-67-65 ; eleonorebovon@gmail.com


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