Le 7 octobre fut une journée bien chargée et une belle réussite. À 14 h 30 dans le grand auditorium de Carré d’Art où se pressait près d’une centaine de personnes, pour une bonne part d’entre elles peu habituées de nos rencontres, notre ami Raymond Huard, professeur émérite des Universités, nous a parlé d’un cordonnier communard nîmois, Napoléon Gaillard.

Initiatives de octobre et novembre 2023 du comité Gard-Cévennes des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871

En plus des sources habituelles, Raymond Huard a pu utiliser des documents jusque-là peu connus, en particulier des échanges épistolaires. Ces nouvelles sources ont permis de mieux cerner la personnalité et le rôle de Napoléon Gaillard, infatigable militant. À 16 h 30 La Commune s’enjazze. C’est au temple de l’Oratoire, dans le quartier de la Placette de forte tradition républicaine, que nous nous sommes retrouvés dans un lieu où nous avons, très certainement, marché sur les pas de L-N. Rossel qui a dû fréquenter ce temple construit dans les années 1840. Un auditoire d’une petite centaine de personnes a pu écouter et applaudir le « Valérie Hebey jazz trio ». Ce trio de musiciens de grand talent a su enjazzer les chants de la Commune. À notre demande, ils ont retravaillé les chansons, mis en musique certains textes et réalisé un travail extrêmement original. Merci à Valérie Hebey (chant), Julio Laks (piano), Giovanni Licata (contrebasse).

Le 25 novembre : Gaston Crémieux et Louis-Nathaniel Rossel. Devant sa maison natale, nous avons rendu hommage à Gaston Crémieux, avocat, journaliste, dirigeant de la Commune de Marseille. Il a été procédé à la lecture de certains écrits de ce militant fusillé le 30 novembre 1871 au Pharo. Le projet de pose d’une plaque commémorative sur cette maison avance, à notre initiative avec l’accord du propriétaire, et la participation du barreau des avocats de Nîmes, du Grand Orient, de la mairie de Nîmes.

Puis nous nous sommes rendus au cimetière protestant devant la tombe de Louis-Nathaniel Rossel pour honorer celui qui fut délégué à la guerre de la Commune de Paris, fusillé à Satory le 28 novembre 1871. Seul officier de l’armée d’active à rejoindre la Commune. Dès qu’il est informé des événements du 18 mars il quitte le camp de Nevers et écrit au ministre de la guerre :

« Il y a deux partis en lutte dans le pays, je me range, sans hésitation, du côté de celui qui n’a pas signé la paix et qui ne compte pas dans ses rangs de généraux coupables de capitulation ».

Après la lecture de cette lettre, ce fut celle de la « Complainte de Rossel ».

Merci à tous les intervenants

ROBERT MALCLÈS

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