Un grand souffle d’espoir s’est levé, bousculant l’horizon de la misère, du chômage, rejetons de cette crise qui pèse sur les plus pauvres en épargnant les nantis et les banques.

Un souffle d’espoir qui fera barrage à la haine qui éclate souvent en période électorale. Ne pas se laisser impressionner, construire pas à pas mais sans attendre, comme l’ont fait les communards dans l’urgence des besoins. Faire prendre les  mesures que le peuple réclame et qui s’imposent : tel est l’exemple donné par la Commune qui a su exercer le pouvoir pour le peuple, par le peuple obligeant ses élus à respecter leurs engagements.


L’affiche collée sur les murs de Paris à la veille des élections en mars 1871 et publiée dans notre dernier numéro est d’une brûlante actualité : « Évitez ceux que la fortune a trop favorisés car trop rarement celui qui possède la fortune n’est disposé à regarder le travailleur comme un frère  ».

18 mars 2012
18 mars 2012 dans le XXe

Répondre aux aspirations du peuple, c’est bien ce que la Commune a fait en réclamant la justice sociale, comme l’a écrit Varlin : « Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines  », mais aussi en reconnaissant la place des étrangers en France, la place des femmes dans la société.

Grâce à la république laïque confortée avec la Commune par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, notre pays est riche d’une diversité qu’il nous faut défendre chaque jour. C’est avec elle que nous construirons un pays où vivront les espoirs des communards. Il nous faut pour cela être vigilants.
L’expérience associative peut nous y aider. Lieu de rencontre et de partage des valeurs de la Commune, notre association est rassembleuse. Elle le prouve avec l’organisation de la montée au Mur qui unit dans la différence.

Et, si ce printemps s’y prête, tirons les leçons de la Commune, car rien n’est jamais gagné d’avance, la démocratie que la Commune nous enseigne est un combat quotidien.

Alors cette année encore, faisons une grande manifestation ! Obtenons la réhabilitation des communards et de la Commune pour que « vienne enfin le temps des cerises ». Nous en sommes persuadés, la Commune n’est pas morte.

CLAUDINE REY