La municipalité a associé Les Amis  de la Commune de Paris à participer au dévoilement des plaques de rues « Louise Michel » et « Gustave Courbet ». Ces nouvelles voies distribuent des logements sociaux aux tons pastel, situés à l’arrière du 65, rue du Dr Bauer, sur un ancien site industriel.

Ce 28 novembre, une foule importante d’habitants et d’élus ont participé en fin de journée et par une température automnale à cette inauguration. Un accompagnement musical à l’orgue de barbarie de Riton La Manivelle a précédé le discours inaugural de Mme le maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon.
Elle a rappelé son attachement aux valeurs sociales affichées par sa municipalité, sa volonté de promouvoir ce type de logement ainsi que le choix des noms des rues nouvellement créées. Mme Rouillon a demandé à notre association de s’exprimer avant le dévoilement de la plaque « Louise Michel ».

Sylvie Pépino après avoir remercié la municipalité et ses élus, retrace la mémoire et la détermination de Louise Michel, « cette femme exceptionnelle, aux idées féministes, qui croyait en l’éducation comme source d’émancipation. Ses différents engagements tout au long de sa vie, particulièrement durant les 72 jours de la Commune de Paris, firent d’elle une figure emblématique et sans concession des luttes révolutionnaires.
Elle sera présente de la Butte Montmartre, aux combats du fort d’Issy et à Clamart, de la barricade de la chaussée de Clignancourt à son arrestation.
Transfert de la prison de Versailles à la prison d’Arras, puis retour à Versailles, elle comparaît devant le 4e conseil de guerre, sera condamnée le 16 décembre 1871 à la déportation en enceinte fortifiée. Transférée à la prison d’Auberive (Haute-Marne), avant son départ vers la Nouvelle-Calédonie sur la Virginie, en août 1873. Malgré les conditions difficiles du bagne en Nouvelle-Calédonie, elle honore ses idéaux et défend la cause Kanak.
 »

Jean-Claude Le Ny, conseiller municipal délégué à la popularisation du projet de la Ville nous propose de prendre la parole lors du dévoilement de la plaque « Gustave Courbet ».

Claudine Rey retrace alors sa vie et son oeuvre. « Durant la Commune de Paris, il est partisan de mesures sociales et anti-autoritaires, le 1er avril 1871, quatre jours avant qu’il ne soit élu membre de la Commune, il prend la direction de la Fédération des artistes, quelques jours après que la Commune a décidé d’abattre la colonne Vendôme. Un monument que les communards déclaraient, à juste titre, « être un monument de barbarie, un symbole de force brute…, une affirmation de militarisme, …un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la république française, la fraternité ». La Fédération des artistes déclare « la libre expansion de l’art dégagé de toute tutelle gouvernementale et de tous privilèges  ».
La Commune voulait le droit à la culture pour tous. Merci à la municipalité d’avoir eu l’excellente idée d’associer à ces noms de rues des plaques explicatives.
Ces initiatives rappelleront à tous que comme le disait Cicéron : « le passé n’est jamais mort
 ». »

Mme le maire en clôture de cette inauguration, sous un chapiteau dressé à cet effet et avant de convier l’assistance au verre de l’amitié, retrace l’histoire industrielle de Saint-Ouen depuis presqu’un siècle. Elle remercie tous les élus et responsables d’associations ayant
contribué à cette réalisation.
M. Fabrice Beau, directeur de cabinet de Mme le maire, nous demande de prendre date pour la prochaine inauguration, second semestre 2014, d’une résidence hôtelière dont le nom sera « Jean-Baptiste Clément », dédiée au tourisme social en Île-de-France.

CHARLES FERNANDEZ ET ALAIN LEPAGE