Suite à notre assemblée générale du 31 janvier, le bureau a proposé à la trentaine d’adhérents présents la projection de deux films d’animation.
Le premier d’une durée de 8 minutes, intitulé 72 jours a été réalisé par cinq étudiantes en fin de master « animation » (2025). Marjolaine, une des créatrices sarthoises, nous a raconté la genèse de ce film et les étapes techniques de sa réalisation. Elle nous a déclaré qu’elle ne connaissait rien de la Commune de Paris au lancement du projet. C’est donc avec des yeux novices que ce moment de notre histoire a été admirablement évoqué. Ce film mérite d’être diffusé largement comme support pour introduire la discussion.

Après un moment de restauration, c’est avec grand plaisir que nous avons accueilli Laure Godineau, co-scénariste du court-métrage d’animation La Boîte noire (20 minutes) de Joris Clerté (2020).
Dans cette fiction, un jeune provincial, porteur d’une mystérieuse boîte… de projection, découvre l’existence d’anciens déportés, référence à Maxime Lisbonne qui, après les amnisties de 1879 et 1880, a ouvert un cabaret à Paris en 1885 : la Taverne du Bagne. Film qui rappelle le souvenir des disparus et les espoirs suscités par la Commune.
Dans son intervention, Laure Godineau a évoqué la déportation en Nouvelle-Calédonie, le retour des déportés, leur difficile réadaptation après des années loin des leurs et de leurs amis, les 20 000 ordonnances de non-lieu prononcées suite à l’emprisonnement et le séjour infligé sur les bateaux pontons des ports de l’Ouest dans l’attente de l’instruction.
À ce sujet, la table de librairie proposait Philémon, Vieux de la Vieille, roman de la Commune, de l’exil et du retour, publié en 1913 par Lucien Descaves, réédité en 2019 puis 2023 (Éditions la Découverte).
GÉRARD DÉSILES







