Par quels chemins ce passant est-il venu pour monter jusqu’à la Butte-aux-Cailles ? Il a pu parcourir d’un pas lent les pavés de la rue de l’Espérance, la bien-nommée. Il a pu s’arrêter et se rafraîchir à la fontaine Wallace qui trône au milieu de la place de la Commune, où chaque dernier samedi de septembre notre fête bat son plein. Il a pu s’attarder sur les nombreux graphes des murs qui parlent de révolte, les nombreux dessins éphémères.

Les locaux des Amies et Amis de la Commune 1871 - 46 rue des Cinq-Diamants à Paris 13ème

S’arrêtant devant notre vitrine aux couleurs bariolées, à dominante rouge, il peut voir différents objets : tee-shirts, sacs en tissu, drapeaux, affiches, mais aussi les jaquettes de nombreux ouvrages littéraires sur le printemps 71... Allait-il oser pénétrer notre maison commune ?

Le local ayant été acheté lors d’une décision des adhérents enthousiastes, le 13 janvier 1987, il est maintenant entre les mains quasi quotidiennement de notre secrétaire générale Françoise Bazire, assistée d’une étudiante en Histoire, salariée pour un mi-temps, et d’une autre à mi-temps exceptionnellement pour aider dans le cadre des 150 ans.

Poussons la porte et l’on pourra découvrir un local de travail et de rencontres, une ruche où le téléphone rivalise avec la photocopieuse, les rencontres de passage, y compris des groupes d’élèves, des touristes venant demander tel ouvrage ou tel document. La plaque commémorative qui était autrefois au Mur des Fédérés est installée face à l’entrant de passage, celui-là sait de suite où il est. Les drapeaux rouges et les pavés dans un coin de porte nous le rappellent.

Le premier local au 46 rue des Cinq-Diamants à Paris 13ème

Il n’est pas rare de voir émerger par une lucarne dans la deuxième partie du local, installées derrière un ordinateur, Aline et Eugénie !

Philippe, Jean Louis, Marie Claude, Jacques, s’intéressant à l’inventaire des ouvrages à répertorier, à commander, car là aussi, comme pour un bilan comptable, il faut tenir à jour les entrées et sorties. Et puis, comme nécessaire, dans la toute dernière partie, un point d’eau, une kitchenette, une fenêtre s’ouvrant sur une cour intérieure.

2ème local de l'association au 46 rue des Cinq-Diamants Paris 13ème

Ce deuxième local, un peu plus grand, est séparé du premier par un couloir de la copropriété. Les volets métalliques se lèvent sur un lieu plurifonctionnel, ouvert sur des unités de travail.

Une grande table ovale sert aux réunions des différentes commissions, dans ce lieu qui permet aussi la mise sous enveloppe de tous nos envois, y compris ce bulletin, plus de 2000 tout de même !

Les murs sont habités par des affiches, des reproductions de décrets votés sous la Commune. Une armoire vitrée met en évidence quelques pépites historiques anciennes (médaille du centenaire, disques sur les chants révolutionnaires).

Des Ami.e.s viennent y travailler sur les archives « papier », ainsi Marie Claude et Chantal, chaque mercredi après-midi, la bibliothèque est à disposition, pour ceux qui en font la demande par téléphone : étudiants, chercheurs, passionnés, que Chantal, Dominique, Pascal, John ou Éric aideront dans leur recherche.

Sont entreposées aussi dans de grandes armoires et caisses, sur des étagères de fortune, nos réserves. Plus loin un point d’eau, un lavabo et un tout petit bar, qui permet de fêter avec un « communard » nos activités réussies. Et il y en a !

Vide-greniers devant le 46 rue des Cinq-Diamants

Terminons la visite par une porte qui donne accès à nos trois caves, distinctes les unes des autres, où est rangé le matériel des vide-greniers (2 fois dans l’année) ; ici et là de nombreuses caisses de livres et de vinyles et CD Vide-greniers, dont le grand ordonnateur est notre co-président, Joël lui-même. Tous les Franciliens ont à cœur d’aider ponctuellement ces journées de brocante, qui restent une ressource appréciable pour nous, un moyen de faire connaître l’association aux quidams, certains adhèrent avec détermination.

Toutes ces activités engendrent des poussières, des papiers, des cartons, et il est important de remercier Lahouari, notre « homme de ménage », mais qui est bien plus, veillant à la propreté des locaux quand tout le monde est parti. Alors un jour, devenez ce passant qui ouvrira la porte, vous serez le bienvenu !

SIMONE MATUSALEM